Lecture du roman "La dernière ronde"

Roman La dernière ronde

La dernière parution des éditions Elyzad est un roman en rapport direct avec les échecs. Il s’intitule “La dernière ronde”. L’auteur s’appelle Ilfe-Eddine, lui-même joueur d’échecs. Ce roman est désormais sorti en librairie et je le conseille à tous.

Un premier roman rare, à la construction haletante, véritable plongée dans l’univers des échecs.
Le combat d’un joueur entrelacé aux émotions d’une vie.
La plume brillante d’un jeune auteur déjà primé.

Le livre

Un champion d’échecs russe participe à un tournoi qualificatif pour le titre mondial. Au fur et à mesure des parties, comme monte progressivement un suspense intense, l’homme vieillissant se remémore les étapes importantes de sa vie : ses succès de jeunesse, sa découverte du haut niveau, ses années de labeur auprès de Karpov, puis son exil en France, loin de cette URSS qui a façonné son destin.

Au-delà des peines et des désillusions, au-delà de la solitude, la passion perdure, à fleur de peau. Alors que les rondes se succèdent et que nous partageons ses émotions les plus intimes, son ambition intacte nous porte à espérer : cette dernière ronde le mènera-t-elle enfin à la consécration ?

L’auteur

Ilf-Eddine est né à Paris en 1976. Après des études de sciences politiques, il travaille plusieurs années dans la coopération internationale, dans différents pays du monde (Liban, Vietnam, Cambodge, Roumanie). Il vit aujourd’hui à Lisbonne. Il a publié deux nouvelles dont Carrefour des fuites (Mercure de France, 2001), pour laquelle il a reçu le Prix du Jeune Écrivain 2001. La dernière ronde est son premier roman.

Mon avis

J’ai pu le lire en exclusivité et Il y a beaucoup de choses intéressantes pour un amateur d’échecs :
– immersion dans l’histoire des échecs
– immersion dans la préparation d’un joueur de haut niveau
– approche psychologique d’une partie

Tout ce qui concerne les échecs est réel et très juste. L’auteur évoque les plus grands champions : de Bobby Fischer à Etienne Bacrot.

Voici un petit extrait pour se rendre compte :

Les cigognes n’ont pas déposé sur le pas de ma porte un Lautier, un Bacrot, un Vachier-Lagrave, pas même un Abergel ou un Nataf. Je n’ai pas eu la chance que Dorfman a eue, avoir Bacrot comme élève, voir se développer un talent exceptionnel, se demander jusqu’où on pourra l’emmener…

Et le reste ne vous laissera pas indifférent, j’en suis certain.

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